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CHIENS

PRESENTATION

Dès qu'on s'approche de la meute, ils hurlent. Ces cris confirment, si cela était nécessaire, que les chiens de traîneaux trouvent bien leurs origines dans les hordes sauvages de loups qui peuplent encore le Grand Nord. Il suffit qu'un seul, souvent le chef de meute, commence par une petite plainte lancinante qui va crescendo, la gueule entrouverte pointée vers le ciel les yeux fermés et toute la troupe se met à l'unissons, dans des chuintements d'enfer à vous glacer le sang. Le temps d'un concert improvisé, bien souvent sans raison apparente, de quelques secondes ou de plusieurs minutes, et d'un coup d'un seul, tous les carnassiers s'arrêtent ensemble. En une fraction de seconde, un silence impressionnant revient, comme si un chef d'orchestre invisible avait donné un signal de fin. Puis, dans l'instant qui suit, c'est l'odeur qui vous saute à la gorge. Une odeur très forte, parfois acide, de molosse mouillé presque de fauve, qu'on oublie par la suite.

Pour la majorité du public, les chiens de traîneau font peur, sûrement le syndrome Croc-Blanc; plutôt loup que chien. Il faut dire qu'ils sont toujours prêt à grogner, à monter les crocs, voire à se battre continuellement les uns avec les autres. Une bagarre est vite engagée, elle commence sans raison apparente. L'instinct ancestral des canidés sauvages est toujours présent. Dans le groupe, il faut un dominant, un chef de meute, et quelle meilleure façon de prouver sa force qu'en combattant et triomphant des autres. Aujourd'hui le musher veille à ce que cette attitude ne dégénère pas par la mort d'un chien, il intervient rapidement et parfois, le seul le son de sa voix calme les chiens.

« Un chien doit avoir des qualités physiques indéniables et de la résistance », affirme Nicolas Vanier. Mais, un chien devient surtout ce qu'on en fait. On dit toujours que les chiens ressemblent à leur maître. Il y a des gens qui n'auront jamais de bons chiens. Dès les premiers jours, selon la manière de faire avec le chiot, l'avenir de l'animal sera tracé. Le chien possède des qualités naturelles qui ne demandent qu'à être développé, mais c'est à l'homme de les développer dans le sens qu'il veut. On peut très bien en faire un chien peureux, stressé comme on peut fabriquer, entre guillemet, un chien heureux et fort.

Tous les chiens de traîneau ont deux choses en commun: la conformation du corps, qui leur permet de courir devant un traîneau, et leur volonté de courir, le fameux "will to go"; la volonté d'aller. Selon le vétérinaire Dominique Grandjean : « Pas de pattes, pas de chien ».

Ce vieil adage eskimo prouve combien il est important pour le musher de prendre parfaitement soin des pattes de ses chiens, tant le contact répété avec la neige et la glace peut se révéler destructeur. Pour prévenir les problèmes, on utilise à la fois des onguents spéciaux et les fameuses bottines, vues au moins une fois par tout spectateur sur une course de traîneaux à chiens. Mais la bottine, pour amusante qu'elle soit, est une véritable nécessité et atteint un niveau de technicité important. On en trouve en nylon épais, polypropylène, en Cordura, en fourrure polaire ou en kevlar tissé, selon le type de neige rencontré.

 

 

Pohoto©Henrik Trygg/Image Bank Sueden

 

 

 

 

 

 

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