retour vers l'accueil
cani-rando
historique
boutique
petites annonces
liens
FEDERATION: LES GRANDES COURSES
 

La Grande Odyssée

« C'est la course la plus belle et la plus difficile du monde », se plait à répéter Nicolas Vanier, inventeur et organisateur de la Grande Odyssée avec son ami Henry Kam.

Depuis la disparition de Alpirod en 1995, il manquait une grande épreuve de chiens de traîneau en France. Nicolas Vanier qui à l'expérience des courses au Canada, particulièrement de la Yukon Quest comme musher et Henri Kam du côté de l'organisation, relèvent le défi. Une fois les grands principes de la course définis, une course longue distance de mille kilomètres, il a fallu trouver un site. Pas facile dans nos régions montagneuses de trouver une piste de cette longueur. « Il était possible de tracer, au milieu des stations de ski, une boucle de cent soixante kilomètres », raconte Nicolas Vanier, « En choisissant trois stations et en faisant trois fois la boucle, nous arrivons presque à nos mille kilomètres ».Tout le monde a joué le jeu, des régions aux stations de sports d'hiver, pour l'image touristique qu'une telle opération apporte et des conventions sont signées avec la région Savoie Mont-blanc, le Domaine des Portes du Soleil en Haute-Savoie et la communauté de commune de Haute Maurienne Vanoise en Savoie.

Nicolas Vanier, notre musher national, a su également convaincre la Fédération Française des Sports de Traîneau, FFST, de la nécessité d'une nouvelle course française d'audience internationale. « La course de chien de traîneau est une aventure pour les hommes et les chiens confrontés aux difficultés du terrain, à l'hostilité du climat et par dessus tout à la fatigue, réunis dans la même équipe pour atteindre le même but », précise Henry Kam.

La course se déroule chaque année en janvier. Elle débute par un départ d'Avoriaz pour une première étape de cinq jours aux Portes du Soleil avec une incursion en Suisse. La seconde étape part, la semaine suivante, de Lanslebourg-Valcenis en Haute Maurienne Vanoise pour cinq jours également, avec là aussi, une petite visite en Italie.

Un plateau d'exception d'une vingtaine de mushers, femmes et hommes représentant une multitude de nationalités, parmi les meilleurs compétiteurs du monde.

Loin des grands déserts arctiques des courses nord-américaines, les spectateurs peuvent observer les mushers dans l'exercice de leur art durant presque toute la totalité de la course. - L'itinéraire tracé par Nicolas Vanier avec l'aide des spécialistes de chaque station cumule un dénivelé positif de plus de vingt-cinq mille mètres. « Une hauteur jamais réalisé ni dans la Yukon Quest, ni dans l'Iditarod », précise Henry Kam. Au programme, des cols enneigés à huit cents mètres d'altitude et au-delà de deux mille mètres, de jour comme de nuit, et sur tous les types de relief : sentiers dans la forêt, champs de neige vierge, haute montagne, crêtes, rivières. Mais l'hiver dans les Alpes, les conditions météorologiques sont moins extrêmes qu'en Alaska ou dans le Yukon.

Par contre, comme outre-atlantique, l'accent est donné sur la sécurité des chiens. Dominique Grandjean, Professeur à l'Ecole nationale vétérinaire de Maisons-Alfort dirige une équipe de cinq vétérinaires qui s'assure du respect du règlement vis-à-vis des chiens, des temps de repos obligatoires aux points de contrôle.

Chaque musher dispose d'un pool de douze chiens, identifiés par une puce électronique pour éviter des remplacements anti-sportif, qu'il utilise à sa convenance. Il ne doit atteler plus de dix chiens au départ et pas moins de huit à l'arrivée. A chacun sa stratégie de course, sachant qu'il peut laisser des chiens fatigués au passage de certains points de contrôle. Les mushers sont habitués au plus grand fair-play sur la piste et sont connus pour leur esprit de camaraderie et de respect des animaux, néanmoins des contrôles anti-dopages sont réalisés sur les chiens.

La Grande Odyssées distribue des gains aux meilleurs mushers, à hauteur d'un montant total de cent mille dollars américains. Il faut savoir que le coup d'un attelage de compétition atteint, selon Dominique Grandjean, un budget annuel autour de quatre-vingt mille euros.

Parallèlement à la compétition la Fédération Française des Sports de Traîneau, organise une Odyssée des enfants. C'est l'occasion de faire découvrir aux jeunes sélectionnés, les sensations de conduite d'un traîneau tiré par des chiens dans un contexte d'initiation et de compétition.

© Textes & photos (sauf mentions contraires): Daniel Duhand | Réalisation & design du site:
Toute reproduction de textes et images interdites sans autorisation